Avant d'envoyer un manuscrit à une maison d'édition en vue (par une chance infime) d'être publié, il convient d'éliminer au maximum toute faute d'orthographe ou de grammaire. Il faut également bien relire le manuscrit soi-même, et mieux encore, le faire lire à plusieurs personnes de son entourage.
Ces conseils, valables dans le cas d'un envoi de manuscrit à une maison d'édition, sont d'autant plus nécessaires si l'on souhaite publier son livre soi-même. En effet, si un auteur fournit à ses lecteurs potentiels une histoire décousue et remplie de fautes en tout genre, ces lecteurs risquent de ne pas être très contents, surtout s'ils ont déboursé de l'argent pour lire ce livre.
Pour les corrections d'orthographe et de grammaire, la première chose à faire est de trouver un bon correcteur de traitement de texte. Plusieurs personnes m'ayant posé des questions à propos du correcteur que j'utilise, j'ai décidé de faire une petite fiche explicative sur Antidote, peut-être le logiciel de correction le plus efficace bien que d'un prix un peu élevé.
Toutefois, rien ne remplace la correction humaine. À moins que vous ne soyez vous-même un maître dans l'art d'écrire sans faute (ce que je vous envie, car ce n'est pas mon cas !), la meilleure solution est de trouver parmi son entourage, famille ou ami, une ou plusieurs personnes qui se débrouillent bien et qui acceptent la tâche ingrate de corriger un manuscrit. Si jamais vous ne possédez pas de telles perles rares dans votre entourage, vous allez devoir vous replonger un peu dans les méandres de la grammaire française… après tout, il n'est jamais trop tard !
Il est également possible de faire appel à un professionnel en déboursant un peu d'argent.
Quoi qu'il en soit, une fois la correction de la forme effectuée, il faut ensuite vérifier le fond, c'est-à-dire l'histoire. Là encore, faites participer votre entourage. Trouvez un ou plusieurs cobayes qui vont lire vos écrits et donner leur avis. Attention, il est impératif qu'ils soient totalement sincères et que vous soyez en mesure d'accepter les critiques. Bien sûr, il est toujours délicat de dire à quelqu'un que ce qu'il écrit n'est pas bon, voire très mauvais, mais avec un peu de diplomatie, ça peut passer. Il vaut mieux qu'un proche signale de façon amicale qu'il y a beaucoup de choses à revoir dans votre manuscrit plutôt que de recevoir une lettre cinglante d'un éditeur qui n'aura lu, en réalité, que les deux premières phrases. 
De toute façon, la relecture, par une tierce personne, est totalement essentielle avant d'envoyer un manuscrit à une maison d'édition ou bien de publier son livre soi-même. Quand on est plongé dans son histoire depuis des mois, que l'on connait chaque ligne presque par cœur, on finit pas ne plus voir certaines choses. Une vision neuve peut mettre en évidence des soucis que l'on n'aurait jamais repérés autrement. Il est alors essentiel dans ces moments-là de faire taire son égo et d'accepter les remarques faites par les « relecteurs ». S'ils ont mal compris un passage, c'est peut-être parce que vous l'avez mal décrit. Écoutez leurs points de vue et faites les corrections qui s'imposent. 
Une autre façon de corriger son manuscrit est de prendre du recul. Laissez-le dormir dans un tiroir pendant plusieurs mois. Vous verrez que, quand vous le lirez de nouveau, de nombreuses erreurs vont vous sauter aux yeux, si bien que vous vous direz « mais comment ai-je pu écrire quelque chose d'aussi mauvais en pensant que c'était génial ? »… enfin, vous n'aurez peut-être pas cette réaction, mais moi, c'est souvent ce que je me dis en me relisant ! 